Low Space Oddity
« Qu’est ce qu’un paysage aujourd’hui ? » à l’heure où de nouveaux outils permettent la captation d’images d’un ciel profond, ou des sondes sont envoyées au plus prêt des corps a étudier, ou l’utilisation de l’intelligence artificielle modélise par le calcul informatique ces nouveaux espaces. Ces données, sans cesse augmentées, peuvent elles donner lieu à de nouvelles formes de représentation du territoire spatial ? Quels rôles jouent les algorithmes et les outils d’analyse et de reconstruction dans la fabrication de ces nouvelles réalités ? Comment ces images issues du calcul d’une IA, se superposent aux images dites “réelles“ fabriquées par un opérateur et finissent par synthétiser de nouvelles perspectives de représentation ? Le projet Low Space oddity interroge les flux de données issus des images captées par des télescopes et des sondes dédiées à l’exploration spatiale en explorant différentes plateformes ou interface dédiées au stockage de ces images. L’ensemble de ce projet est fait par le prisme de la capture d’écran. Qu’ils soient participatifs ou gérés par des algorithmes, ces flux d’images nous interrogent sur le régime de la vraisemblance de ces nouvelles photographies, sur leur matérialité et leur capacité à documenter ce nouvel espace. Ainsi, les nouveaux outils d’analyse et de classement statistique des images nous permettent d’entrevoir de nouvelles formes de représentation du paysage et de cartographie, faisant émerger un rapport inédit à la représentation et à la perception du monde et nous poussant à nous interroger sur leur statut et leurs mécanismes de diffusion. A rebours de la vision euclidienne traditionnelle caractéristique du monde occidental, Low Space oddity questionne le « paysage » en tant que construction culturelle et explore sa complète remise en cause par le numérique et les nouvelles techniques de captation et de modélisation. Low Space oddity, associe ainsi de manière transversale plusieurs équipes de recherche du Centre de Documenation Spatiale (CDS), de l’Observatoire Astronomique de Strasbourg, à des images glanées ici et là sur la toile et propose une expérience spécifique autour de la représentation de ces espaces, de ces nouveaux paysages. Exploitant et détournant ces images, le projet Low Space Oddity a pour objet les nouvelles formes numériques du paysage induites par les mutations de la photographie et des nouvelles possibilités de captation des images et de leur production numérique. Low Space oddity propose ainsi une relecture de la capacité fondamentale de l’image à transmettre une idée productrice d’interprétations et de projections et interroge la capacité d’un artiste à réutiliser ces images pour proposer d’autres modèles de représentation, décontextualisant ces images de leur fonction première.
“What is a landscape today?” at a time when new tools enable the capture of deep-sky images, probes are sent to study celestial bodies up close, and artificial intelligence uses computational modeling to map these new spaces. Can this ever-growing body of data give rise to new forms of representing outer space? What roles do algorithms and tools for analysis and reconstruction play in the creation of these new realities? How do these images generated by AI calculations overlap with so-called “real” images produced by an operator, ultimately synthesizing new perspectives of representation? The Low Space Oddity project examines the data streams derived from images captured by telescopes and probes dedicated to space exploration by exploring various platforms or interfaces designed for storing these images. The entire project is framed through the lens of the screenshot. Whether participatory or algorithm-driven, these image streams prompt us to question the regime of plausibility of these new photographs, their materiality, and their capacity to document this new space. Thus, new tools for the statistical analysis and classification of images allow us to glimpse new forms of landscape representation and cartography, giving rise to a novel relationship with the representation and perception of the world and prompting us to question their status and modes of dissemination. Contrary to the traditional Euclidean vision characteristic of the Western world, Low Space Oddity questions the “landscape” as a cultural construct and explores its complete upheaval by digital technology and new techniques of capture and modeling. Low Space Oddity thus brings together, in a cross-disciplinary manner, several research teams from the Centre de Documentation Spatiale (CDS) and the Strasbourg Astronomical Observatory, along with images gathered here and there on the web, to offer a unique experience centered on the representation of these spaces and these new landscapes. By exploiting and reappropriating these images, the Low Space Oddity project focuses on the new digital forms of landscape brought about by changes in photography and new possibilities for capturing and digitally producing images.“Low Space Oddity” thus offers a reinterpretation of the image’s fundamental ability to convey an idea that gives rise to interpretations and projections, and explores an artist’s capacity to repurpose these images to propose alternative models of representation, thereby decontextualizing them from their original function.
Neural Cosmic Web / Density / 2022
Source: prise de vues dans un modèle mathématique des densités gazeuses. Cube de calcul 3D comprenant 24000 galaxies, Impression sur métal / 60 x 80 cm /ou 150 x 120 cm, pièce unique.
Source: Visualization from a mathematical model of gas densities. 3D computational cube comprising 24,000 galaxies, metal print/ 60 x 80 cm / or 150 x 120cm, one-of-a-kind piece










Neural Cosmic Web / Velocity / 2022
Source: prise de vues dans un modèle mathématique des interactions gazeuses. Cube de calcul 3D comprenant 24000 galaxies, impression sur papier ultra flex / 60 x 80 cm /, pièce unique.
Source: Visualization from a mathematical model of gas interactions. 3D computational cube comprising 24,000 galaxies, printed on ultra-flexible paper / 60 x 80 cm /, one-of-a-kind piece.




Neural Cosmic Web / Gravity / 2022
Modélisation 3D de l’univers des interactions gravitationnelles. Impressions sur Papier translucide japonais KOZO 65 g / 22 photographies / 60 x 80 cm / Ed 1/ 1 pièce unique.
3D modeling of the universe of gravitational interactions. Prints on 65 gsm Japanese KOZO translucent paper / 22 photographs / 60 x 80 cm / Edition 1 / One-of-a-kind piece




Signal / 2022
Empreinte du code de la signature lumineuse d’une étoile du ciel profond, format du 100×133 cm or 60 x 80 cm. Ed 1/1 pièce unique
A print of the light signature of a deep-sky star, available in 100×133 cm or 60×80 cm. Edition 1/1, one-of-a-kind piece.








Our end of the universe / 2022
Installation comprenant entre 5 et 7 photographies imprimées sur verre acrylique, Formats variables du 30 x 40 au 160 x 120 cm supportées par une structure positionnée dans l’espace. Vitraux, limite du visible dans l’espace profond de l’univers. Source: Modélisation 2 mass / Two micron sky survey.
Installation comprising between 5 and 7 photographs printed on acrylic glass, in various sizes ranging from 30 x 40 to 160 x 120 cm, mounted on a structure positioned in space. Stained-glass windows, the boundary of the visible in the depths of the universe. Source: 2MASS / Two Micron All-Sky Survey.



Titan / 2020
Scans par la sonde Cassini de la surface de Titan (Satellite de Saturne) Sources CDS- Aladin Impressions sur Papier translucide japonais KOZO 65 g / 110 x 150 cm . 18 photographies.
Scans by the Cassini probe of the surface of Titan (a moon of Saturn). Sources: CDS-Aladin. Printed on 65 gsm Japanese KOZO translucent paper / 110 x 150 cm. 18 photographs.



Milky Way / 2019
5 modélisations 3D de la voie lactée selon plusieurs sources de télescopes utilisant des longueurs d’ondes différentes (Ondes radio, rayon X, Gaz line, infra rouges, optique.. Sources Cente de documentation spatiale (CDS) Aladin Impression transparente sur verre acrylique 190 x 120 cm. Installé à plat au mur avec un angle de 15 à 20 °.
5 3D models of the Milky Way based on data from various telescopes using different wavelengths (radio waves, X-rays, gas lines, infrared, optical, etc.) Sources: Space Documentation Center (CDS), Aladin. Transparent print on acrylic glass, 190 x 120 cm. Mounted flat on the wall at an angle of 15 to 20°.






Space dominos / 2019
Cartographie de parties: du ciel profond Sources Télescope Hubble & CDS- Aladin Simulation :
Ensemble photographique de 16 images 100 x 70 cm au sol format global, 360 cm x 408 cm positionné au sol.
Mapping of deep-sky regions: Sources from the Hubble Telescope & CDS-Aladin Simulation:
A photographic composite of 16 images, 100 x 70 cm in overall ground-level format, 360 cm x 408 cm when positioned on the ground.




Rayogrammes numériques /2019
Cartographie de régions du ciel profond : sources issues du télescope Hubble et de la simulation CDS-Aladin :
polyptyque photographique de 16 images, au format global de 100 x 70 cm au niveau du sol, soit 360 cm x 408 cm au sol.
Mapping of deep-sky regions: Data from the Hubble Telescope and the CDS-Aladin simulation:
A photographic composite of 16 images, measuring 100 x 70 cm in its standard ground-level format, and 360 cm x 408 cm when displayed on the ground.




Deep Field / 2022
Ensemble de photographies du champs profond/ Impressions sur Canvas,+ chassis 100 x 100 cm / Pièce unique / source Xmn Telescope.
Set of deep-field photographs / Canvas prints, framed, 100 x 100 cm / One-of-a-kind piece / Source: Xmn Telescope.




Cartographie / 2020
5 modélisations 3D de la voie lactée selon plusieurs sources de télescopes utilisant des longueurs d’ondes différentes (Ondes radio, rayon X, Gaz line, infra rouges, optique.. Sources Cente de documentation spatiale (CDS) Aladin Impression transparente sur verre acrylique 190 x 120 cm. Installé à plat au mur avec un angle de 15 à 20 °.
Three images of the Andromeda Galaxy, the Milky Way, and Messier 51, based on data from various space and ground-based telescopes and multiple wavelengths. Hubble HST, XMN… Gamma rays, X-rays, UV, optical, infrared, gas lines, radio. All of the representations are overlaid in a single space, the combination of which creates an unlikely map in terms of the perspective used, the wavelengths of the images, and their temporal nature.



Planet / 2018
Représentation de planètes retranscrites à la définition de 1 Pixel par pouces . Tirages pigmentaires Papier baryta Hanhemüle . Format 187 x 150 cm. Source Nasa.
Depictions of planets reproduced at a resolution of 1 pixel per inch. Pigment prints on Hanemühle baryta paper. Size: 187 x 150 cm. Source: NASA







VIDEOS / INSTALLATION
Behind / 2019
Vidéo 4K muette en boucle 12,23 mn / Source: Google Earth Nasa, transcription apollo 10 Cette vidéo est composée d’une rotation autour de la lune enregistrée dans google Earth et de la retranscription de la conversation classée secret défense témoignant de l’enregistrement de la conversation des astronautes d’Apollo 10 ayant entendu lors de leur rotation derrière la face cachée de la lune une puissante musique venant du fond de l’espace. Les trois membres de l’équipage d’Apollo 10 partis le 20 mai 1969 ( Eugene Cernan, Thomas Stafford et John Young.
12-minute, 23-second silent 4K video loop/ Source: Google Earth NASA, Apollo 10 transcript This video consists of a rotation around the Moon recorded in Google Earth and the transcript of the top-secret conversation documenting the recording of the Apollo 10 astronauts’ conversation, in which they reported hearing powerful music coming from deep space while orbiting behind the far side of the Moon. The three members of the Apollo 10 crew who departed on May 20, 1969 (Eugene Cernan, Thomas Stafford, and John Young).


365 Days in North Pole Sky / 2019
Installation Vidéo 4K en boucle: Durée 8 heures
Vue (accélérée) du ciel au pôle Nord du 21 mars 2019 au 21 mars 2020. Source: Stelarium. Azimut 57,9°
4K video installation (loop): 8 hours long
(Time-lapse) view of the sky at the North Pole from March 21, 2019, to March 21, 2020. Source: Stelarium. Azimuth 57.9°





Sky revolution / 2020
Vidéo 4K en boucle 12 mn
Vue du mouvement (accéléré) de la révolution des constellations durant 3 jours Point de vue de Strasbourg, Juillet 2020 Projection aitoff d’après Stelarium.
12-minute 4K loop video
Time-lapse view of the constellations’ rotation over 3 days, as seen from Strasbourg, July 2020. Aitoff projection based on Stelarium.
